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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:00

 

Ce que l’ont apprenait parfois à l’école !

 

http://maternel.chez-alice.fr/prof_colori%E9.gifMoi je l'aimais bien  M. G mon instituteur du cours élémentaire 2ème année.
C'était un homme entre 40 et 50 ans . Je le revois encore avec ses lunettes a grosse monture noire et épaisse, des années cinquante et sa coiffure avec la raie sur le coté gauche.
M. G était un homme qui ne criait jamais trop fort qui ne grondait pas trop, je ne me souviens pas l'avoir vu lever la main sur quelqu'un, et n'allez surtout pas croire pour autant que le bordel  régnait sur notre classe, pas du tout, M. G savait gérer son autorité sans trop élever la voix, peut être avait il un ascendant sur nous,  parce qu'il nous rappelait un peu nos pères ,par son âge
et sa physionomie.


http://www.moulindaiguemarde.fr/content/pics/infrastucture/salle-de-classe-4.jpg
Mme G   avait a peu prêt le même âge que son mari pratiquait   le même métier et professait a l'école des filles. Elle restera dans mon souvenir, comme une des premières femmes a qui  j'ai vu porter le pantalon (on n’évoluait pas trop vite à Moulinvile).

Un après-midi printanier, M. G  nous avait sorti pour notre  gymnastique hebdomadaire.
Je n’aimais pas trop le cours de sports, avec tous ses mouvements stupides et ennuyeux, mais cette foi nous avons coupé par l'école des filles et sommes sorti du coté du cimetière israélite, c'était donc un cours en plein air et c'était déjà mieux.
Main dans la main, deux par deux, notre joyeux groupe avançait allègrement en chantant des chansons enfantines.

 Nous faisions en général nos compétitions au champ de course, mais nous l'avions traversé sans  nous y arrêter, une lueur d'espoir s'alluma en moi.
Que l'instit nous sorte en plein air c'était déjà un cadeau, mais qu'il nous emmène a la plage de la poudrière c'était inespéré.
C'était pourtant vrai, deux minutes plus tard nous y étions.

Notre éducateur, nous avait groupés devant une cabine, où se tenait déjà comme par hasard une dame encore assez jeune, élégamment vêtue.
Habillée  avec goût, elle portait une légère robe d'été bleu ciel qui mettait en valeur sa taille fine et ses longues jambes galbées. Je dirai d'une élégance raffinée, mais pas trop commode comme  tenue de plage. 

Ensuite il nous avait partagé en 6 équipes  de 6 élèves et avait désigné pour chacune un chef et cela pour un concours du plus beau château de sable.
--Dans une heure je viendrai inspecter, avait dit celui qui était a mes yeux l'homme du jour .,et il  s'en alla rejoindre, la dame qu'il semblait connaître, pour nous surveiller à partir de la terrasse de la cabine.


http://www.francoischarron.com/datascontent/chateau-de-sable-gagnant2005.jpg
Désigné comme chef d’équipe, je pensais déjà a  bâcler notre château, pour aller  ensuite aller chercher des crabes et des coquillages.
Une trouvaille, me fit pourtant changer d'avis.  Une planche d'environ 30 cm sur 10, avait été oubliée sur le sable.
Entre mes mains elle devint à fois bulldozer  pour pousser le sable, battoir pour le tasser, et règle pour faire des tours bien droite.
Mon château s'érigeait  très vite, dans mon enthousiasme, je ne fis même pas attention  que mes coéquipiers  m'avait laissé travailler seul.
J'avais terminé mon château et  j'avais encore assez de temps pour  l'entourer d'une belle tabia, de creuser autour un profond fossé, toujours avec ma planchette, qui à la fin des travaux était devenue, le traditionnel pont-levis des châteaux forts.
Quand j'ai enfin levé les yeux pour voir ou en étaient les concurrents, j'eus la stupéfaction de voir tous les autres chantiers déserts et les châteaux étaient a peine commencés.
Je cherchais encore a comprendre quand un élève, était venu me chercher .
 _ Viens Freddy on n’attend que toi.
Je l'ai suivi sans comprendre pour rejoindre le reste des élèves qui étaient déjà alignés  en deux rangs derrière la cabine, il ne manquait que moi.
 , Nous reprîmes la route vers l'école et moi Je  comprenais de moins en moins. j'avais lancé un dernier regard  d’adieu, a mon beau château demeuré seul. Un chien famélique  l'avait trouvé a son goût et avait levé  la patte arrière pour le confirmer.

Le chemin du retour se fit sans les joyeuses chansons de l’allée.
Arrivés  en classe avec trois quarts d'heure d’avance, M. G nous  fit faire du calcul mental  , jusqu'à la sonnerie salvatrice de la sortie .

Ce qui se passa  réellement ce jour, je fus le dernier à le savoir, mais je le sus quand même.
M. G nous surveillait a partir de la terrasse de la cabine, en conversant avec la belle dame, sans savoir qu'il était surveillé lui même.
Quand il crut les enfants assez occupés, il entra dans la cabine, son interlocutrice l'avait rejoint et la porte s'était refermée.


http://images.imagehotel.net/8e5c9d134c.gif Après quelques minutes les premiers audacieux, c'était les plus grands, ont lancé un furtif regard  par le petit hublot a l'arrière de la cabine, ce qui s'y passait n'avait rien de pédagogique.

  D'autres les ont imité, puis d'autres encore et encore, en fin de compte, tout le monde y était et  se bousculait, les plus petits se faisaient la courte échelle.
Évidement un tel remue ménage ne passe pas inaperçu même par des personnes fort occupées.
  L'instit en sortant voire ce qui se passait a trouvé le quasi totalité de la classe derrière la cabine.
La suite vous la connaissez.
 
Cette réalité, n'a pas altéré en un rien mon respect pour M. G.
Peut êtres n'aimait il pas les femmes en pantalon, c'est son affaire.
Je lui reproche seulement, de ne pas avoir jeté au moins un coup d'œil a mon beau château.
 
Enfin, si j'ai des  conseils a lui donner   ,( je ne crois pas qu'il en a besoin aujourd'hui)et a ses semblables , . c'est Discrétion, discrétion,  encore discrétion, et de ne pas prendre les enfants pour des  C... ou des innocents, un seul sur 36 l'est vraiment (et il a fallu que ce soit moi).

Glossaire
Tabia : En Tunisie, petit rempart de terre élevé  en général pour séparer les propriétés.

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:37

Cet article sur ma ville natale a été rédigé par un ami très cher Moncef Ben Salah et je le publie ici sous son accord bien sûr.

Merci Moncef de le partager avec nous.

 

Sfax - l’Hôtel de ville

 

D’un avis unanime, le siège la Municipalité de Sfax est parmi les plus beaux d’Afrique du Nord : son architecture ressemble, dit-on, à celle des anciens palais d’Andalousie.

 

http://www.tunecity.net/IMG/png/Sfax_0.png

Le projet de construction de ce siège a pris naissance au début du 20ème siècle : un appel d’offre fut lancé à cet effet dans les journaux le lundi 30 juin 1904 et les travaux commencèrent fin 1905 pour se terminer en 1906.

En 1912, son agrandissement fut entrepris de manière progressive pour s’achever vers 1943.

 

http://www.tunecity.net/IMG/png/Sfax_1.png

Voici une photo de notre Hôtel de ville, en cours de construction :

 

Quant à l’équipe de maçons et d’architectes qui ont veillé à la construction de ce beau monument, ils sont pour la plupart des italiens ou des tunisiens venus de Sicile : on rapporta à leur sujet l’anecdote selon laquelle ils auraient commis une faute technique dans la construction d’un pont en Sicile ce qui occasionna l’écroulement de ce projet ; recherchés désormais par les autorités du pays, ils prirent la fuite vers les iles de Kerkennah ; les voici en photo de groupe :

 

http://www.tunecity.net/IMG/png/Sfax1.png

l’équipe de maçons et d’architectes:

 

d’architectes

Ceci dit, il faut rappeler qu’au moment de sa création, le conseil municipal était présidé par le gouverneur de la région ou son représentant alors que la majorité de ses membres étaient français ; le contrôleur civil français assurait veillait au bon fonctionnement des travaux au sein du conseil et en assurait le suivi.

voici un état des membres du conseil municipal publié dans l’annuaire de 1888 :

Le Président : M. Sadok Djellouli Le vice président : M. Jules Gau

• Les membres nationaux :
— MM. 
— Amor Gaddour
— Hadj Mohamed Mezghanni
— Abdesselam Charfi
— Hadj Ali Sellami
— Hadj Mohamed Zribi
— Mohamed Zeghal

• Les membres israélites
— MM.
— Lalou Chemla
— David Galula

• Les membres français :
— MM.
— Pic
— Adolphe
— Dubani Duclain
— Atine Martin
— Kremlo Avocato
— Joseph Kaouki
— Alfred Arnault
— Le comte Mirsi
— Joseph Brial
— Théodore Eskand
— Édouard Karl
— Vénieli
— Le receveur : M . Armand
— Le secrétaire du Conseil : M. Mulard.

Faut-il noter qu’à cette époque, les membres du Conseil Municipal n’étaient pas élus mais désignés au choix.

Voici maintenant un diaporama powerpoint 2007 qui permet de voir certaines images de la Municipalité prises à travers son histoire.

Cliquer ici pour visionner ce diaporama

Ensuite sur click here for download file, dans la nouvelle petite fenêtre cliquer sur ouvrir ou télécharger selon vos désirs.

 


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 14:34

Mon frère Herzl

Mon frère Herzl est né le jour de l'anniversaire de mon frère Camus le six décembre avec une différence de 11 ans, cadeau d'anniversaire lui disait ma mère. Camus avait prit maman au mot bien longtemps.

Donc je vais rapporter quelques anecdotes de mon frère Herzl (aucun rapport avec Théodore Benjamin Herzl a part le nom) en hommage de son anniversaire.

"Mes cent francs"

Nous étions sur la plage de Gabès au sud de Sfax notre ville natale, assis à coté de la cabine qui nous servait de vestiaire après le bain. Avec moi et maman il y avait aussi Herzl Freddy et Viviane. Cette cabine était sur des pilotis et mon Herzl s'ennuyant s'amusait sous la cabine à creuser dans le sable, fuyant il le soleil,  fort possible. Le voilà qui ressort tout jubilant de joie !

-- Maman, maman regarde ce que j'ai trouvé ! Et il lui montre tout fièrement une pièce de cent francs anciens. Juste au même moment passe un vendeur ambulant qui vendait des chapeaux de pailles. Maman lui proposa d'acheter un chapeau pour chacun de nous et avec son accord.   Nous voilà donc bien protégé du soleil. Cette pièce avait suffi exactement après un petit marchandage. Un tunisien digne de sa personne se doit de marchander chaque achat, croyez moi que le commerçant aussi se verra vexé si nous ne marchandons pas. Dans un cas pareil, si vous êtes touriste il vous donnera une réduction parce que vous ne l'avez pas marchandé dira t-il. Un conseil si on dans un étalage on vous propose un souvenir pour dix dinars, divisez cette somme en cinq et proposez 2 dinars. Presque sûr que vous aurez la main haute, sinon  ajoutez gentiment un quart de dinar.

Voilà qu'à chaque fois qu'Herzl se fâchait ou en avait après un de ses frères n'oubliait pas de crier à tue tète "je veux mes cents francs" ! Même ici installé en Israël après deux ou trois ans après une réprimande de maman, il demanda le remboursement de "ses cent francs". Papa qui en avait mare d'entendre ce refrain lui donna une pièce de cent livres et lui demanda de se taire à jamais pour une fois, Herzl réussi à avoir le dernier mot disant cet argent était en livres mais pas en francs. Il avait du comprendre que cent livres valaient plus que cent francs car c'était la dernière fois qu'il nous chantait çà.

Je pense que Camus dans son récit du train de Gabès avait confondu l'anecdote de mes cent francs avec celle d'Herzl.

"Herzl se bagarre près de la gare"

Un jour que nous jouons à  un jeu quelconque aux billes ou a la toupie, (non ce n'était pas le  PlayStation pour la bonne raison que ça n'existait pas) Voilà qu'à un moment donné un bagarre s'ouvre entre Herzl et Shadli un enfant du quartier, moi qui voulait l'aider je pris un caillou et essayant de viser son adversaire, je vise et révise à plusieurs reprises mais voilà que juste au moment où je lance la pierre ces deux changent de positions et c'est Herzl qui reçoit la pierre sur son coté. Comme le dit le proverbe: "ja y boucha kasar la dalaa"  qui veut dire Il est venu l'embrasser et lui a casseé une dent.

"Herzl fait du sport"

Nous voilà Herzl et moi en direction chez ma tante Rachel (paix a son âme) Tante qui était très estimait de la famille est surtout par les enfants ce jour nous passons a coté d'un robinet haut d'un mettre qui sert aux pompiers en cas d'incendie. Herzl décide de faire du zel et met ses deux mains sur le robinet et essaie de le sauter,, hélas il n'a pas prit asses d'élan et il atterrit…. Oui exact sur le robinet. Le voyant plié de douleur je l'emmène a l'infirmerie juste a coté de ma tante, pendant qu'Herzl faisait soigner son petit trésor une voisine de notre âge zieuter par la fenêtre, malheureusement son regard et celui d'Herzl se croisèrent. Je vous jure qu'Herzl n'était pas content, (entre nous je n'en vois pas la raison) lui crie qu'au moins elle pourrait payer ce jolie spectacle. Sacré Herzl !

"La douche d'herzl"

Un beau jour Herzl décide de prendre une douche, (tout a fait normal s'il veut rester propre). Mais voilà le hic il oublie de verrouiller la porte. Justement  ce moment la, l'un de nous décide de faire un petit besoin et va a la salle de bain qui comprenait les toilettes aussi. Herzl qui comme vous le savez n'aimant pas être vue dans son intimité sort tout en colère levant bien haut les bras et jette: "toujours, toujours je vous dis de ne pas entrer lorsque je  prend ma douche" bien sûr que toute la famille éclate de rire a le voir tout ruisselant dans sonn habit d'Adam.

Après avoir pigé notre raison de rire il éclate lui-même d'un grand fou-rire.

De nos Herzl ne fait plus de sottises pareilles il est très sérieux son job de rabbin l'exige, par contre moi je le remplace. Mais ce n'est pas à moi de vous conter mes anecdotes je laisse ce plaisir aux autres.

 

 

 

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:47

Je suis assis au Café Appropo avec Léon Caméléon, Jojo Tirebouchon et Victor Grosse Bonbonne. La bière Carlsberg est bien fraîche et les kémias appétissants.

Nous savourons ainsi nos boissons, lorsque à la vue d'un balayeur nettoyant la rue, Léon évoque une anecdote très ancienne.
-- Tu sais Vivi, j'étais contremaître à la filature de Kitane.
-- Je m'en souviens Léon, je travaillais au tissage, juste a coté de ton département.
-- Et bien! Cet ouvrier qui nettoie si bien le trottoir en face de nous, me rappelle un autre, qui était sous mes ordres.
-- Maurice Dahan? C'était toi qui l'as mis à la porte?
-- Bien sur! Il balayait sans tenir le balai de ses mains, il le poussait de son abdomen le bout du balai dans son nombril.

-- Ce n'était pas une raison suffisante pour le licencier! Tu pouvais lui expliquer tout simplement le maniement du balai a large brosse.
-- Mais laisse le parler, Bon Sang! Me demande Victor Grosse bonbonne.

-- Attends! Quand je t'aurais dit tu comprendras, reprends Léon. Tu m'écoutes ou non? Bon! On m'a fait plusieurs remarques concernant ce polisson.

-- Comment sais tu qu'il était polisson?
-- Sois poli et laisses lui la parole! C'est Jojo Tirebouchon qui se mêle de la discussion a présent.

-- Laisses moi t'expliquer. Je t'ai dit qu'il poussait son balai maintenu à sa ceinture. Deux jeunes filles me font remarquer que c'est un vicieux. Pourquoi? Je le regarde: son balai dont le bout touchant son ventre, était parallèle a un autre bout qui sortait de sa…braguette.

-- Comment as-tu réagi? Demandais-je curieux et surpris à la fois?

-- Je lui ai ordonné d'emmagasiner sur le champ le balai à long bout et le parallèle a bout court. Sur le champ! Et il a décampé…

Victor Grosse Bonbonne et Jojo Tirebouchon éclatent de rire, ils connaissent l'histoire depuis belle lurette, pendant que je reste la bouche bée.

Léon Caméléon* : Ainsi nommé pour la raison qu'il est toujours habillé de la même couleur du couvre chef jusqu'aux chaussures. De plus, chaque jour il change de couleur.
Rien ne me fait plus plaisir que de faire plaisir ! Signé
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 11:19
Mon frère Freddy n'ayant pas encore son propre blog (ne pense pas en faire pour le moment) Vous et me fait  proffiter de ses histoires.


Histoire basée sur des fait réel ,on peut l'aimer ou pas .
Un fait est certain , je ne peux continuer a l'ignorer



Enfin libre , enfin en route vers ma petite famille , pour une courte permission .
Le camion militaire , m'avais déposé au carrefour de Yad-Mordekhai , il y a quelques minutes et déjà , une voiture s'arrêtait et le conducteur complaisant, m'invitait a prendre place .

Par l'accent  et autres signes , j'avais appris a distinguer , les différentes communautés israéliennes , celui la c'était un mochavnik (habitant d'un mochav , "village agricole") .
Il était halé , mais ce n'était pour s'être doré sur une plage ,au contraire il était exposé au soleil par contrainte , et essayait de s'en protéger tant bien que mal .les manches de sa chemise laissaient apparaître , des bras d'une pale blancheur , qui contrastait avec la couleur brune de ses poignets , et ses mains . .
Sa voiture qui roulait sûrement entre les champs, était poussiéreuse .
Ses vêtements ,et son bob kakis , étaient déteints par le soleil , et ses bottines légèrement boueuses.
Il avait déjà toute ma sympathie . ,étant ouvrier moi même , j'avais du respect pour les bosseurs , et les travailleurs de la terre et de la mer , étaient bien classés chez moi .
Les pans de sa chemise , laissaient apparaître les mèches d'un tsitsit , c'était un religieux , il est surement de Tifrah(mochav en grande partie religieux).
Moi qui ne l'étais plus , par paresse et commodité , j'avais un profond respect , pour ceux qui se levaient une heure avant les autres , pour accomplir le devoir de la prière, en plus de leur job quotidien.

Dans cette voiture j'étais bien a l'aise, après Gaza, et l'enfer de son intifada, une joyeuse musique religieuse ,émanait de son lecteur.
Il me demanda
__ Cette musique , vous ennuie peut être ?
__ Non pas du tout
pourtant il crut bon de changer la cassette ..
Fini la joyeuse musique hassidique , maintenant , c'était la voix d'un prêcheur , en quête de repentants , en pleine conférence.
Le public posaient des questions . et lui ,avait réponse à tout.
Après plus de 30 ans impossible de me souvenir de tout , pourtant une partie de la conversation est restée gravée dans ma mémoire.

Parmi le public ,quelqu'un demande.
__ Je voudrai étudier la thora , et je voudrai que son honneur M. le rabbin , m'oriente , ou me recommande , une adresse où je pourrai , m'y rendre le soir , j'habite à ....
__ Le soir ?(il joue l'étonné ) pourquoi le soir ? alors que tu peux étudier à ton aise durant la journée , dans une bonne yechiva.
__ Parce que le jour , je dois travailler.
__ Travailler ?Combien comptez vous travailler par jour ? 8 heures minimum ,?il vous faudra encore une heure pour manger , une heure environ aller retour , deux heures pour vous débarbouiller, souper et dire au revoir a votre famille , que vous reste t-il ? à peine 4 heures pour étudier, et nous voilà dans cette situation ridicule , où vous sacrifiez beaucoup plus de temps pour votre travail ,qu'a la thora .
__ J'ai quand même besoin de travailler pour vivre.
__ Le besoin de travailler. Parlons en de ce besoin . prenons en exemple la fourmi ,le symbole de la laborieuse ouvrière.
Elle transporte , un grain de blé toute les 5 minutes , soit 12 par heures , elle travaille 12 heures par jour ,nous en somme déjà a 144 ,Et comme elle ne se repose pas le samedi , elle atteint en 365 jours le nombre impressionnant , de 52560 grains de blé par an . Alors qu'elle n'a pas besoin de plus de quelques grains par jour pour se nourrir.
Il en est de même pour vous ,quel besoin , éprouvez vous de travailler tant que ça , alors que dans une bonne yechiva , on subviendra , à tous vos besoin..
__ Pourtant il a été dit , que sur trois choses le monde tient , Sur la thora , le travail , et la bienfaisance .
__ ooouuui eviiiideement sur la thora , le travail , et la bienfaisance , Mais de quel travail il est question ?Celui plombier D. nos en garde . Ou du menuisier ? qu'il nous en préserve.
Dans cette phrase , il est question de , avodate AShem ,et avodate a kodesh (dévouement a D. dévouement à la sainteté) (avoda = travail , mais aussi dévouement ).
Jusque là , j'écoutais amusé ,parce que , je n'avait rien d'autre a faire , mais après cette phrase , je me suis complètement détaché , m'intéressant plus à la route et au paysage , qu'à ces boniment.

Mon attitude n'a pas échappé a notre mochavnik
__ Ça nous vous intéresse pas ?
__ À un certain moment , c'était assez intéressant .Ce M. est un beau parleur , mais ça ne lui donne pas le droit de mépriser mon père.
__ Votre père ? mais quel rapport avec votre père ?
__ Mon père (paix à son âme ), était plombier, et cet homme à parlé , du plombier et du menuisier avec dédain , et mépris , et les a considéré comme métiers indignes d'être pratiqués par un juif.
__ Ne le prenez pas ainsi , il voulait seulement dire , qu'il est bien plus important d'étudier la Thora.
__ Bien sur qu'il est important d'étudier la thora , Mais faut il tout lâcher , et ne faire que ça ?
__ Si c'était possible , je crois que ce serait une bonne chose.
__ Donc le reste n'a aucune importance ,si je vous demandai quel est le métier , ou la fonction qui a le plus importance , vous répondrai Rabbin je pense.
__ Bien sur.
__ Mais après Rabbin , est ce qu'il y a un métier , qui a de l'importance à vos yeux?
Il semblait chercher une réponse.
__ je vais vous aider Médecin , est ce que ce métier est nécessaire ?
__ Oui (reconnu le brave homme) , la présence de médecins , est indispensable , dans ce monde, RAMBAM , lui même fut médecin..
__ Alors imaginez un monde , où tous étudient la médecine , où tous sont médecins , ou le deviendront ,tous ont lâché le métier dans lequel ils excellaient , pour devenir peut être ,de bons , ou piètres médecins ,.
Vous savez ce qu'il adviendra d'eux ? Ils mourrons tous des maladies , qu'ils sont sensés guérir , Ils souffrirons de mal nutrition, parce qu'il n'y aura plus de gens comme vous , pour faire pousser blé , fruit légumes , et faire de l'élevage ,.Ils seront atteints du typhus , parce qu'il n'y aura de plombiers, pour faire couler l'eau nécessaire a leur hygiène , ils succomberons au froid parce qu'il n'y aura pas de maçons pour leur construire un quelconque abri, il n'y aura ni lin , ni laine , pas de tisserands , et tailleurs , pour qu'il soient vêtus.
Non, je n'aurai pas voulu être dans un monde  ou il n'y a que des médecins, ni dans un monde ou on n'étudie que la thora.
__ bien sur que tout le monde ne peut pas être médecin, mais Je ne vois pas quel rapport entre ce que vous exposez et le fait que tout juif doit apprendre la thora .
__ Bien sur que chacun de nous doit apprendre la thora, pour être un bon juif  et fonder une famille dans la tradition et chacun de nous doit savoir assez sur la santé et la médecine pour préserver cette famille,mais laissons les meilleurs et les plus qualifiés d'entre nous  en faire leur principale occupation et concentrons nous ,sur ce que nous savons faire de mieux.

Grâce à cette conversation , le temps est vite passé, le carrefour de Guilat approchait .
Je lui demande :
__ Vous êtes bien de Tifrah
__ Oui  et je ne me souviens pas vous l'avoir  dit. vous me connaissez ?
__ Non simple intuition, veillez s'il vous plaît me déposer Au carrefour de Guilat.
Deux minutes plus tard  nous sommes séparés comme deux vieux amis .
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:24

Encore une nouvelle de mon frère Freddy, qui se permet de vous gâter un peu.




Cette histoire je l'ai reconstituée a partir de  fragments  que mon ami G ..., en bonne relation avec les chauffeurs de taxi  m'a raconté.

La chasse
Première partie racontée par  J.... lui même a mon ami G....

Au volant de son taxi, J....  avait commencé sa journée  assez tard, il pouvait se le permettre puisqu'il était le patron.
Au long de longue  années de dur labeur il avait réussi a fonder, et a mener assez bien, son petit monde.

 


il était propriétaire d'une dizaine de voitures et avait a son service plus d'une vingtaine de salaries, qui se relayaient, pour permettre une activité 24 heures sur 24.
C'était un homme, de bonne apparence malgré la cinquantaine  , un mètre quatre vingt six ,environ , 90 kg  , un cuir chevelu bien fourni d'une tignasse  rousse  sombre  , une moustache de conquérant ,et malgré  sa vie de couple satisfaisante , il était  toujours a l'affût  dune nouvelle proie  ,et il ne comptait plus ses aventures extra conjugales .
Il   laissait les travaux de bureau a d'autres, et préférait être sur les routes, c'était son terrain de chasse.
Il se réservait toujours certain jobs, comme celui qui effectuait  en ce moment  , la tournée des caissières  ,qu'il devait ramener au super  marché.
Justement en voilà une première.
Il s'arrête et entame une conversation.
Il avait ses règles, il se permettait  les familiarités, qu'en tête à tête, pour que les intéressées croient avoir l'exclusivité de ses attentions.
__ On ne vous a pas vue hier, et a part ça vous avez l'air triste aujourd'hui.
Comme tout bon chasseur, il savait reconnaître la détresse chez son gibier . et un animal en détresse est toujours une proie facile.

__ Je me suis absentée, parce que j'étais au tribunal, et je suis triste parce que mon divorce a été prononcé.


__ Vous l'aimiez tellement?
__ Assez, et c'est toujours triste de mettre  fin a une relation, même décevante. J'ai ressenti cette même tristesse, en quittant la Russie, où je n'avais pourtant rien a espérer.
Il arrêta la conversation au prochain arrêt, où il prit une nouvelle passagère , néanmoins , il échangea  avec elle un regard dans le rétroviseur , comme pour dire on ne s'en arrêtera pas là.
Le même soir, à vingt et une heures trente, en ramenant les caissières chacune chez elles, il changea son itinéraire habituel pour garder  Irina la nouvelle divorcée à la fin (c'est un truc qu'il refaisait souvent quand il sentait la bonne occase).
Malgré son air ingénu elle n'était pas dupe.
__ J'aurai du être chez moi il y a dix minutes, pourquoi, avez vous changé votre itinéraire?
__ Vous avez bien  divorcé ?non ? Et un divorce comme un mariage ça se fête, je connais un bon restaurant, avec une atmosphère très agréable.
Il faudrait être bête pour refuser,  surtout avec cette fringale qui la tenaillée, après les longues heures de travail .
Le repas fut très agréable , et lui très prévenant, elle se sentait conquise , et  quand il s'arrêta dans un coin discret ,pour jouer le grand jeux , elle lui demanda de redémarrer , en expliquant
__ Un divorce ça se fête ,et surtout , ça s'arrose  , allons vider quelques verres chez moi.
Il n'espérait pas mieux.
 Comme ce n'est pas une histoire porno je m'arrête là.
Depuis cette fameuse soirée J... est retourné chez lui, en tout et pour tout deux fois.
Une première pour prendre une valise avec une partie de ces  vêtements, et une deuxième pour ramasser le reste que sa femme avait jeté par la fenêtre.

Chasse fin de la première partie.

_________________________________________________________
 
Chasse deuxième partie.
Racontée par G... qui fut témoin directe

J... et Irina connurent six ans d'intense bonheur au cours des quels naquit une adorable petite fille.
Hélas toute belle chose à une fin, et celle de ce bonheur fut précipitée, suite à un accident de la route.
Mon ami G... reçu un coup de  fil, c'était une Irina en pleurs qui était à l'appareil.
__ Quel grand malheur, J....  s'est tuée aujourd'hui dans un accident, il sera enterré aujourd'hui a 16 heures  30.
G ... bien entendu est allé à l'enterrement de son grand ami. Irina  a eu la décence de se tenir à l'écart pour ne pas mettre mal à l'aise, la famille les enfants, et la veuve légitime.
 À dix huit heures, encore remué par la perte de son ami, G... reçu encore un appel, c'était encore Irina et toujours en pleurs. 


__ G... tu étais son grand ami, en souvenir de cette amitié, je te demande encore un service.
La famille de J... et ses amis les plus proches seront tous, chez sa veuve, et moi j'aurai des difficultés à avoir un miniane*, pour lui rendre hommage, je peux avoir tout au plus trois ou quatre voisin complaisants, et mon frère.
 Au nom de votre amitié, et surtout pour sa fille qui doit assister au kaddisch* de son père. Peux-tu convaincre quelques uns de ses amis à venir se joindre ?
__ Je ferai l'impossible fut la réponse
Malgré tous ses efforts  G... n'avait trouvé  que   cinq personnes libres, il lui fallait encore au moins une pour être sur d'avoir ce miniane.
C'est alors qu'il pensa a K... un ami commun, qui n'avait pas de rapports directe avec J... mais qui ferait n'importe quoi à la demande de G... qu'il admirait.
K... récemment retraité , est  un type ennuyeux , il a toujours l'air triste , et quand il parle , il a plutôt l'air de pleurnicher ,il trouvait sa femme insignifiante  , ce qui était vrai ,mais entre nous , il ne valait pas plus , pourtant il rêvait d'aventure et de conquêtes féminines.
Un quart d'heure plus tard, G... et K.... étaient chez Irina les autres les attendaient déjà, l'office a donc commencé comme prévu.
K... ne regardait pas son livre de prière, il ne pensait même a répondre amen, quand il le fallait.
Son regard, était captivé, par le visage en larme, et plein de détresses d'Irina.
Elle semblait vulnérable, et il sentait un besoin irrépressible, de la consoler, et la protéger.
Après la prière Irina proposa   thé ou café  accompagné de gâteaux sec, K...   se porta volontaire a servir, ce qu'il fit avec beaucoup de zèle, ensuite, il nettoya verres et assiettes.
Vint le moment du départ, tout le monde  avait pris congé de la veuve éplorée, il ne restait que G... et K...,
G... jeta un regard interrogatif a K... qui était venu avec lui dans la même voiture , comme pour dire qu'est ce qu'on attend encore .
Ce dernier qui était déjà armé d'un balai ,lui fit savoir qu'il  y avait encore un peu de nettoyage à faire  ,et un peu d'ordre a mettre , et qu'il n'avait pas a s'inquiéter pour lui , il trouvera bien un moyen de retourner chez lui , ce n'est pas les taxis qui manquent .

En fait depuis K... est retourné chez lui depuis ,en tout et pour tout deux fois , une première pour prendre une partie de ses vêtement et objets personnels , et une autre pour ramasser dans la rue , le reste que sa femme a jeté par la fenêtre .

________________________________________________________________



En parlant de chasse, je pensais pas, au premier, et surtout pas au deuxième chasseur, mais à cette grande chasseresse, au visage vulnérable, et désarmant, qui n'est pas restée libre plus de vingt quatre heures, après chaque fin de relations .

J'hésite a écrire le mot Fin


les dernières lignes datent de quelques semaines, .peut être aurons nous droit à une suite.
 
Apprenti séducteur, ou chasseur chevronné, rappelez vous en attendant cette équation
Facile pour vous  = facile pour d'autre

un autre a été oublié pour vous  = vous serez oublié pour un autre

Rappelez vous aussi cette règle
Quand il y a des rapports entre deux personnes, la plus baisée des deux, n'est pas toujours celle qu'on pense.


Glossaire:

*Kaddisch: JUDAÏSME. Prière en araméen, qui est récitée à la fin de chaque partie de l'office synagogal.

*Miniane:  nombre de dix personne âgés de plus de 13 ans nécéssaire pour l'officesynagogal

 

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:07

cette histoire, nous a été racontée par maman, (paix à son âme), nous avait racontée cette anecdote du temps, où elle était nouvelle mariée
Le type en question, c'était Tactouche

Et Je remercie Freddy de l'avoir aérée de sa naphtaline !
Décidément quelle mémoire a Freddy ?


Avec mon père, ils habitaient, en voisinage , avec un drôle de couple .
Lui c'était un oisif, dépravé, qui malgré son âge avancé, déshabillait d'un regard insolent et insistant, toutes femmes qui passent.
Le vendredi, c'était son spectacle, assis au seuil de sa maison, il regardait les femmes, surtout les jeunes, revenant du hammam bien habillées, sentant bon le jasmin, et surtout grasses a souhait.
Quand elles arrivaient assez prêt de lui pour être d'entendu, en dandinant leur respectable postérieur, il disait a haute voix à sa femme.
__ Tu vois, celles la ce sont de vraies femmes, pas comme toi.
La pauvre femme qui était mal habillée, chétives et vieillissante, ne faisait pas le poids, elle baissait la tête honteuse, surtout de la conduite de son mari.
Un vendredi, le retour des dernières de femmes revenant du hammam, coïncidait avec la sortie, d'un groupe d'homme pour la prière de minha. (Prière faite l'après midi avant le coucher du soleil chez les juifs)
Ce qu'ils avaient comme allure , ces beaux joufflus ,dans leur belle gebba blanche, avec leur jolie chéchia , leur moustaches bien entretenue , et leur joues bien rasées , à l'encontre de son mari.
__ Au passage des femmes il fit sa remarque à voix basse, pour ne pas être entendu des hommes.
Elle excédée lui avait répondu à haute voix
__ Chouffe adouk (en montrant les femmes), el hadouk , (en montrant les hommes) . Ou ana lik ya m'kaal (Regarde celles là, elles sont pour ceux là, et moi je suis pour toi espèce de dégoûtant)

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 12:23


Chaque fois quelle va au Hammam, le bain maure, maman m’emmener avec elle, ainsi que mon frangin Herzl. Elle est toujours accompagnée de ses voisines L'attifa et Fatouma, et le fils de cette dernière, Raouf.

Comme nous avons une petite taille, on ne nous accorde pas d’importance, et pourtant nous sommes âgés de sept ans Raouf et moi. Il se peut que nos mères aussi nous prennent pour des gosses. Les mamans nous lavent, nous passent un shampoing sur la tète, et tout cela sans payer le tiqué pour les marmots qui bénéficient d’une entrée gratuite, offerte gracieusement par la direction du hammam.

Mes yeux s’ouvrent tout grands devant les trésors pornographiques étales devant moi. Je ne perds pas une miette, et je veux regarder les belles rondeurs appétissantes de plus prêt, le plus prêt possible. Comme mes lunettes de myopie ne sont pas sur mon nez, et n’offrent pas un surplus de ce beau spectacle a ma vue curieuse, je trouve un stratagème pour m’approcher : je fais le service des laveuses et j’apporte du savon a ces belles dames, du tfol (le shampoing de l’époque), de l’eau dans des casseroles trop lourdes pour mes bras, je tends les serviettes et propose divers menus services gratuits en plus.

Les dames du hammam me trouvent charmant, et discutent avec moi, tout en souriant a belles dents blanches, Colgate si j’ose dire.
— Quel âge as-tu mon beau jeune homme ?
— 4 ans et demi, dis je, mentant effrontément.
— Comme il est dégourdi pour son âge, il a l’intelligence d’un garçon de dix ans, j’entend dire. Raouf, mon ami utilise les mêmes trucs que moi, ayant lui même la face innocente d’un bambin.

C’est avec regret que nous nous habillons pour partir, laissant derrière nous tous ces fruits alléchants que le Seigneur a créent, pour nous gâter. La séance ne se termine pas, car a la maison mes frères Simon et Freddy veulent avoir des détails de notre randonnée. Simon qui avait fait les mêmes bains que moi, sait très bien de quoi il s’agit. Raconte, frères, nous sommes toute oreille, alors dévoile ton oseille. Je ne me fais pas prier. Je leur raconte plein d’enthousiasme et ils meurent d’envie d’écouter..
-Mes frère, c’est si beau ! Les jeunes sont élancées, leur beau derrière bien balancé, et bien ferme avec des galbes qui font rêver. Leurs tétons sont en forme de poire épanouie, avec des jolis boutons bruns au bout. Et elles ont la taille fine, et un petit triangle poilu, la ou se termine le bas ventre et ou les jambes commencent a se détacher. Des gouttes d’eau ruissellent sur leurs corps de nymphes. Je voudrais avoir dix-huit ans pour les relancer, mais si j’étais plus âgé, je ne serai pas entre dans leur beau palais. Simon et Freddy écoutent et boivent mes paroles. Simon me prenant a part me dit :
— Ne raconte rien de tout cela a personne, seulement a moi et Freddy, sinon tout ce beau spectacle disparaîtra comme de la fumée. Je promet, et nous joignons nos mains, tous les trois, signant ainsi un pacte, jurant de garder le secret durant quarante ans..
— Parle aussi a Raouf, me conseille Freddy.

Je cherche Raouf, mais ne le trouve pas. Je l’attend mais en vain. Je repousse a une autre occasion, mon désir de le conseiller.


Le soir papa et notre voisin Salem sont assis sur un tapis (une hassira), et sirotent leur thé a la menthe et garni de cacahuètes épluchées. Papa prépare le thé comme d’habitude. Il a acheté en route "tlet ou mia". C’est a dire un tiers d’once de thé et cent grammes de sucre. Cela se vend ainsi, tout prêt a Sfax dans tous les étalages. Cette ration suffit à passer une veillée agréable, tout en préparant quatre tournées de thé fort et sucre. Un vrai délice.

Fatouma et Latifa sont assises prêt de maman et elles bavardent de tout et de rien, les papotages féminins de tous les temps. C’est alors que Salem a une idée.
— Clément tu veux rire ? Appelons Raouf, il sait raconter des histoires drôles.
— Raouf ! Viens ordonne-t-il.
— Oui papa (enaam ya baba).
— Ou étais tu aujourd’hui ? (fen kent el youm ?)
— Au hammam papa (fel hamman ya baba).
— Et qu’as tu fais au hamman ? demanda-t-il.(ech a’melt fel hammam)
— Oh ! papa comme d’habitude je me suis baigne. (oumt ya baba.)
— Avec qui ? (Ema’a chkoun ?)
— Avec maman et tata et d’autres femmes. ( ma’a oumi oua’mti, ouensha akhren.) Papa étant occupé a verser le thé dans un petit verre, levant le bered (la théière) très haut afin de produire une belle mousse. Il s’arrête, ses yeux vifs sont plantes sur Raouf, il sait d’avance qu’il va entendre des belles...
— Papa, raconte Raouf, Vivi (Nathan, pour les amis : Vivi) a prit l’aile des jeunes filles, et moi l’aile des femmes. Nous les avons aidées à se savonner, à laver leurs chevelures. J’ai vu ya baba, des culs grands comme des étagères, de seins ressemblant a des gargoulettes, ou gat’om ya baba, ( et leurs chats papa) étaient tout ébouriffés. Papa regarde son ami Salem et lui dit : -- Nous devons parler, mon frère.
— Tu as raison Clément. Partez vous amuser ! Nous demande-t-il. Nous nous cachons et écoutons. la conversation. Elle fut très courte.
— Écoutez chères femmes, vos enfants ont grandit. Épargnez leur les petites corvées du bain maure. C’est Salem qui s’adresse ainsi a sa femme et a sa belle soeur.
— Très juste, approuve papa. Et de ce mot, il me prive de tant de délicatesses. J’aurai du écouter mes frères, j’aurai pu offrir mes services encore un an ou deux...
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 17:46
Suite a un article sur Metlaoui écrit par Camus mon frère, Je vous propose un tour sur le lézard rouge.
Train qui était au service du Bey de Tunis, aujourd'hui sert a promener les touristes de Metlaoui a Gafsa.
Pour plus d'informations voir le sujet Metaloui chez Camus



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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 07:13
Après avoir vu et revu toutes les photos que Camus &safille nous ont rapporté ? J'ai passé une copie de celles ci a notre ami Hubert dit Igal Golan qui son nom en tant que créateur de pps va aussi loin que son ancien métier de flic.

Pour vous montrer les talents d'Igal je vous propose ces 4 pps sur mediafire.

http://www.mediafire.com/file/gdz35znjytt/camustunisie_0001.wmv

http://www.mediafire.com/file/jyyzgdzinrn/camus   tunisie partie 2.wmv

http://www.mediafire.com/file/yhfwy1ynjrm/camus tunisie partie 3.wmv

http://www.mediafire.com/file/emgvdnu3lzd/camus tunisie partie 4_1.wmv


Pour visionner ces pps cliquer sur "Click here for download"  et sur la prochaine fenêtre  il ne vous restes plus qu'à choisir ouvrir ou télécarger.



Ces jolies fleurs Tinisiennes pour vous souhaiter une bonne journée




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